Le regard des autres

convictions

 

« Les autres peuvent bien penser ce qu’ils veulent, ça ne m’atteint pas. » Voilà souvent le genre de phrase toute construite dont on aimerait se persuader mais qui ne reflète pas tout à fait la réalité.

 

Le regard des autres, c’est quoi ?

 

C’est les jugements de toute personne qui impact les décisions que l’on prend au quotidien.
Quand on est enfant, on apprend à se construire en fonction de ce que les autres pensent de nous : ce que je fais est juste/ faux, je suis timide/courageux/peureux/sage, je suis ou non doué pour telle ou telle chose.
Puis quand on grandit, on devient nous-mêmes le propre juge de nos actes, mais tout cela est bien sûr biaisé par le poids d’un regard extérieur.

Là, c’est le moment où vous vous demandez quel est le rapport entre le zéro déchet, l’écologie, le végétarisme etc. et cet article, et ben je vais vous le dire (ouai, sinon l’article serait déjà terminé !)

 

 Nos convictions !

 

En effet, quand on décide de prendre un nouveau chemin dans notre vie, et ici des décisions autour de l’écologie, nous le faisons par convictions. Et souvent, plus les convictions sont fortes et définies et plus elles sont partagées par une minorité de gens, ce qui bien sur signifie qu’une majorité de gens ne partageront pas les mêmes.

Et bien sur, une partie de cette majorité (vous suivez ? j’aurais peut-être dû faire un diagramme…) ne sera pas en mesure d’accepter que vous ayez des convictions différentes et ainsi ils se permettront de juger.

Et c’est ce jugement constant qui met nos convictions à rude épreuve.

 

La société 

 

Tout d’abord, parlons du jugement que la société porte sur nos choix. Les médias, sous toutes leurs formes, sont censés théoriquement transmettre des informations neutres, mais dans les faits ce n’est pas le cas. Le végétarisme, par exemple, et quasiment systématiquement abordé sous les mêmes angles de vue réducteurs ( « les végétariens ne se nourrissent que d’aliments ultra-transformés et de simili carné  » « Ils consomment des quantités énormes de soja » « c’est un frein à la vie sociale » etc…).

Alors bien sur, un végétarien ne remettra pas en cause ces convictions à cause de ce genre de documentaire/article, mais une personne omnivore non renseignée va adhérer à ces propos et son avis négatif sera renforcé.
Il est bien sur important de souligner que bon nombre de ces médias sont soutenus par des lobbyistes de l’agriculture et pharmaceutique.

(Par ailleurs, si vous avez envie d’un article léger et drôle sur les embûches que peut rencontrer une famille végétarienne c’est là : A rude épreuve )

 

 

Nos proches 

 

Quand on choisit des modes de vie, des façons de faire qui sortent du moule préformé dans lequel on a grandi durant notre enfance cela peut heurter nos proches.
Il voit ça comme une remise en cause de leur propre fonctionnement et croyance.

Pour pouvoir ne pas être trop affecté par les jugements, parfois violent, envers nous il peut être intéressant de comprendre le mécanisme qui les entraîne à réagir ainsi.

Personnellement, c’est un livre qui m’a beaucoup aidé sur le sujet « Les 4 accords toltèques » de Miguel Ruiz.
Et en particulier l’accord qui dit « Ne le prend pas personnellement » ou il explique à la perfection que les jugements des autres ne sont que le reflet de leur propre histoire et de leurs propres croyances limitantes. Les jugements ne sont pas réellement tournés contre vous, même s’ils en donnent réellement l’impression, mais contre l’impossibilité de remettre en cause leurs pensées.
(Ce livre m’a tellement permis d’avancer qu’il méritera un article dédié)

 

Nous-même

 

Nous somme nos pires juges ! Nous pensons que nous ne sommes, et ne pouvons, pas être parfait et nous cherchons toujours à atteindre ce Graal de la perfection. Sitôt que nous « échouons » nous nous jugeons sévèrement.
La perfection est un mythe, tout est parfait selon les yeux à travers nous regardons les choses. Croyons en nous, en nos convictions !

 

 

Le regard des autres, j’en fais quoi ?

 

C’est bien là tout l’enjeu. On peut prétendre que cela ne nous affecte pas et continuer ainsi, encaisser les jugements. Ou alors on peut accepter que les jugements et les remises en cause de nos convictions nous atteignent et commencer à y travailler.

On peut profondément changer la façon dont on va gérer les critiques, on peut s’en détacher ou simplement y voir que la personne en face de nous se trouve sur un chemin différent.

Ce qu’il faut retenir c’est que nos actes sont le reflet de nos convictions et que l’on doit faire ce qu’on juge être le meilleur pour nous-mêmes.
Toutes les ressources sont en nous !

 

 

 

J’espère ne pas avoir perdu trop de monde sur cet article, un peu philosophique comme parfois, mais c’est un article qui me tient à cœur. Parce que c’est un véritable cheminement personnel que j’ai fait et qui m’a, il y a peu, permis de ne pas réagir trop vivement à des propos très violents à l’encontre de ma famille. 

Avoir un mode de vie différent, ça nous expose forcément aux critiques, alors parfois quand je rencontre des gens très différents de nous on peut échanger, discuter, débattre et c’est franchement super, ça nous pousse encore plus à réfléchir, et parfois malheureusement on se retrouve face à des murs et il faut savoir l’accepter.
Et vous, comment vivez-vous tout ça ?

Une réflexion sur “Le regard des autres

  1. Virginie BOFFETY

    Bonjour ! Effectivement l’acceptation est une étape importante dans ce genre de situation. Lorsque l’on échange avec quelqu’un qui s’oppose frontalement à nos convictions ecolos, c’est là tout l’enjeu de rester calme. Quand les gens ne comprennent pas quelque chose ils sont souvent agressifs. J’ai un ami qui es vegetarien et un autre qui est boucher, j’ai pu observer une confrontation un jour où je les avais invité tous les deux. Le boucher était clairement agressif à l’égard du végétarien mais celui-ci est resté calme, écoutait et répondait simplement aux questions. Une fois que le boucher avait terminé sur ses arguments il a tout simplement expliquer en quelques phrases les raisons pour lesquelles il ne mangeait pas de viande. Pour expliquer il s’est montré clair, synthétique et je pense qu’il est à utilisé une forme de communication non violente car il a une formation à ce sujet. Les autres ou écouter et je pense qu’ils en ont pris de la graine. Le calme est revenu autour de la table. Lorsque l’on a des convictions écolo on sait qu’il faut communiquer à ce sujet parce que c’est surtout du fait du manque d’éducation que les autres ne font rien pour la cause. Toutefois je pense que comme le dit Cindy il ne faut pas prendre les choses personnellement, et lorsqu’un travail est fait pour se sentir bien avec tout ça, c’est plus facile de communiquer autour de soi et de se faire entendre. Ma conclusion c’est qu’un bon écolo et un écolo heureux et équilibré qui fait attention à son bien-être!

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